Située aux abords de la route historique des châteaux médiévaux et proche du parc naturel densément arboré des Hauteurs de la Franconie, Ansbach compte aujourd’hui 40 500 habitants. La ville a su habilement marier son patrimoine historique exceptionnel avec ses bâtiments contemporains.
Eglise St. Gumbertus © Jim Albright
Par son patrimoine exceptionnel, Ansbach occupe une place importante parmi les villes de la Franconie. L’ancienne résidence des Margraves de Brandebourg-Ansbach est fière de ses 1250 années d'existence, à la fois mouvementée et changeante. Ainsi, les premières fondations de la ville remontent environ au VIIIème siècle avec la construction de l'abbaye bénédictine (en 748). Ansbach fut acquise par les Hohenzollern en 1331, nommés plus tard Princes de l'Empire, et devint résidence princière en 1456. Elle demeura dans les mains de la même famille jusqu'en 1791 sous l'autorité bienveillante des Margraves éclairés souvent francophiles. La ville atteignit son apogée au XVIIIème siècle, devenant l'une des cours princières les plus prisées d'Allemagne. Par la suite, elle fut intégrée à la Prusse avant d'être rattachée au Royaume de Bavière en 1806, puis à l'Empire allemand.
Entre tradition et modernité
Ses monuments architecturaux – la Chancellerie de la Cour (Hofkanzlei), les églises St. Johannis et St. Gumbertus, la Résidence des margraves de Brandebourg-Ansbach et ses vingt-sept salles extraordinaires, l'Orangerie à l'intérieur des jardins du château - témoignent aujourd’hui du passé prestigieux de la ville. Ils côtoient les bâtiments contemporains de la faculté d'Ansbach, des sièges d'entreprises, des établissements publics ou d’un centre commercial à l’architecture innovante. Ce faisant, l'ancienne ville de garnison a parfaitement réussi l’alchimie entre bâtiments historiques et contemporains.
L'écusson de la ville
Selon l'histoire de la ville d’Ansbach, écrite par « Onoldius » Frédéric Georgii en 1732, l'écusson d'Ansbach se compose « d'un ruisseau tortueux couleur argent dans un champ vert [...] dans lequel se trouvent les petits poissons : il y en a trois, descendant de gauche à droite ». L'ancienne version sans poissons, comme on la trouve par exemple sur la Porte de Herrieden ainsi qu'au Puit du Georges Margrave situé devant la mairie, était répandue au XVIème siècle…












