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Années 70 : surf et Flower Power

Les années soixante-dix ont marqué l’avènement du “surf way of life”. Des surfeurs du monde entier déferlent alors sur les plages de la Côte Basque emmenant avec eux la culture du Flower Power.

La plages sont fréquentées à l'automne par des surfeurs venus des Etats-Unis, d'Australie ou d'Afrique du Sud, via Londres où ils achètent l'indispensable combi Volkswagen qui fait rêver les locaux. En plus de leur adresse sur les vagues, ces jeunes vêtus de shorts aux pans fendus sur les côtés et de larges tee-shirts importent un style de vie jusqu'alors inconnu dans la région, dans la mouvance du Flower Power. Le surf n’a pas bonne réputation auprès des autorités locales.

Contre vents et marées, des locaux comme Jacques Fagalde font vivre la flamme. En 1969, il crée le 0’ Surf Club au blockhaus de la Chambre d’Amour. Les planches raccourcissent, passant de 10’ à 5’10’’voir 5’6’’. Durant cette période, le surf local eut ses leaders, les uns compétiteurs, les autres affirmant leur talent en dehors de toute compétition, car tel était l'esprit anti-système de l'époque.

Parmi eux F.X. Maurin, Frédéric et Christophe Bordenave, Bernard Capdepont… Single fin, twin-fin, le surf des années soixante-dix était à l'évasion, aux voyages, aux sessions entre potes, aux nouvelles destinations à découvrir et aux nouvelles manœuvres, même si celles-ci prirent toute leur ampleur avec le thruster et le développement du surf professionnel dans les années quatre-vingt et les décennies suivantes.

Le 10 avril 1976, le premier surf shop de dimension européenne, “Waimea”, ouvrait ses portes à Anglet. L’histoire du surf, sport de masse, ne faisait que commencer…

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