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L’année 2018 marque la fin du cycle commémoratif du Centenaire de la Première Guerre mondiale et celui de l‘Armistice. La Ville d’Anglet et ses partenaires, l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre, les associations d’anciens combattants (UNC) et du Souvenir Français, les Archives départementales 64, l’InÒc Aquitaine, artistes, chercheurs, historiens se sont mobilisés pour faire oeuvre de mémoire et de pédagogie.

Cinq axes thématiques

Ils sont proposés, à travers différentes initiatives (expositions, conférences, concert, veillée hommage et théâtrale) qui seront déclinées sur l’ensemble du mois du novembre :

  • La compréhension de la Grande Guerre (photos et films d’archives)
  • La mémoire des Angloys morts pour la France (Poilus d’Anglet) mais aussi la vie au front à travers la musique ou les textes des grands auteurs français engagés dans le conflit au péril de leur vie (Péguy, Apollinaire...) ;
  • La fin de la guerre et la signature de l’Armistice ;
  • Après 1918, le deuil et la reconstruction mais aussi l’édification des mémoriaux jusqu’à l’époque contemporaine avec de grands gestes architecturaux ;
  • Entre 1914 et 1918, la langue usuelle d'une grande partie de la population française était le "patois", terme alors utilisé pour désigner toutes les langues régionales dont le Gascon. Une exposition retrace la guerre dans les “Basses-Pyrénées” à l’espace culturel “Uei en Gasconha” de Tivoli. Des conférences sur les soldats gascons ainsi que les enregistrements des prisonniers de guerre viennent enrichir la connaissance.

Le label "Centenaire"

L’obtention du label « Centenaire » permet au programme de la Ville d’Anglet de figurer au programme commémoratif officiel du Centenaire, mis en ligne sur le portail Internet de la Mission du Centenaire. Le label « Centenaire » est un gage de qualité qui garantit au projet d’avoir été reconnu comme innovant, structurant et original, parmi l’ensemble des propositions qui se déploient sur le territoire national.

Le monument aux morts d’Anglet : un lieu de mémoire à redécouvrir

Inauguré le dimanche 29 octobre 1922, adossé alors au mur d’enceinte de la Villa Beatrix Enea, le monument aux morts d’Anglet comme ceux érigés dans les 30 000 communes françaises au lendemain de la Grande Guerre est un lieu de mémoire inscrivant dans sa pierre l’identité de chaque soldat. A Anglet, ce sont ainsi les noms de 169 soldats qui sont gravés par ordre alphabétique. Pour autant, le connait-on ? Avec leur projet portant la devise Suprême hommage Joseph et Jean Soupre, associés aux sculpteurs Henri Dieupart et Adolphe Soleau remportent le concours lancé par la municipalité. Sur son soubassement repose un soldat raidi dans la mort, une figure de gisant couché sur une plate-tombe, manière privilégiée de représenter le défunt du 13e au 16e siècle. Au-dessus du soubassement se dresse une allégorie de la France, solennelle, républicaine et sans armes. Drapée avec le drapeau, elle dépose, en signe de suprême hommage, une couronne tressée des lauriers de la Victoire sur le gisant ; elle transmet le symbole de la couronne de la Victoire au soldat mort. Figure hiératique, solidement campée au centre, tenant de sa main gauche un drapeau au sommet duquel figure les deux lettres RF, la tête ceinte d’une couronne de lauriers, le pied droit avancé sur le rebord de la marche, le pied gauche à peine relevé, le tout donnant un certain mouvement à cette statue figée dans la pierre… Elle oppose sa verticalité « froide » à la stricte horizontalité du gisant. D’après un texte de Mano Curutcharry, conservatrice pour les antiquités et objets d’art Pays basque, Ministère de la culture.

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