Imprimer la page

Trois petites plaques commémoratives à la mairie d'Anglet, à l'école de Sutar, à l'emplacement de l'ancienne maison de Léontine Danglade, et une stèle privée à l'entrée de la résidence Comète, quartier Lamothe, constituent les signes tangibles mais relativement discrets de la mémoire du réseau Comète à Anglet. Aujourd'hui, un monument se dresse dans l'espace public, et permet à la communauté angloye d'honorer ses patriotes résistants. Sonnerie aux morts, hymnes anglais, américain et français ont retenti devant les porte-drapeaux, et les autorités militaires française, belge et britannique, le vendredi 13 septembre, place Lamothe, pour l'inauguration de la stèle.

Une commande de la Ville d'Anglet

L'œuvre est signée des artistes français Charles Durand et Xavier Lefol sur commande de la Ville d'Anglet et après un concours national. Elle a été fabriquée non loin de là, dans la fonderie angloye Sarem. Son nom et son orientation, figurent le cap 205° de la ligne Comète qui partait du nord du Limbourg hollandais et de Bruxelles, traversait la France et le Pays basque vers l'Espagne et Gibraltar pour permettre aux aviateurs alliés de rejoindre la Grande-Bretagne. Sa double hélice d'acier, telle une structure ADN enroulée sur elle-même, pointant vers le ciel, évoque les valeurs d'espoir, d'entraide et de liberté.

La médaille d'honneur de la Ville remise à Jean Dassié et Christiane Saldias

L'inauguration du monument a eu lieu en présence de plusieurs personnalités étrangères, notamment l'ambassadeur de Belgique en France, M. François de Kerchove d'Exaerde, l'attaché militaire de l'ambassade du Royaume-Uni, le colonel Mac Corn, la comtesse Brigitte d'Oultremont, présidente de Comète Belgique, ainsi que de différentes délégations étrangères. Cet événement coïncidait également avec les 20 ans de l'association Les Amis du réseau Comète basée à Anglet et présidée par Jean Dassié, qui entretient la flamme du souvenir. Jean Dassié, tout comme Christiane Saldias, ont reçu, à l'occasion de cet anniversaire, la médaille d'honneur de la Ville d'Anglet.
L'évènement marquant de l'association est la commémoration annuelle du réseau Comète, le deuxième week-end de septembre, sous forme d'une randonnée dans les pas des résistants et passeurs. Désormais, un monument se dresse pour ne jamais oublier.

Comète, c’est quoi ?

Comète était une ligne d’évasion durant la Seconde Guerre mondiale, pour permettre aux aviateurs des forces alliées, abattus en mission au-dessus des Pays-Bas et de la Belgique, de rejoindre la Grande-Bretagne en franchissant les Pyrénées vers l’Espagne et Gibraltar. Elle fut fondée en juillet 1941 par une Belge de 24 ans, Andrée De Jongh alias “Dédée” et son compatriote Arnold Deppé. En février 1943, après son arrestation et sa déportation, elle fut remplacée par Jean-François Nothomb, numéro 2 du réseau. La ligne Comète au Pays basque était l’ultime étape en France de ce chemin de la liberté. Comète Pays basque comprenait plusieurs étapes logistiques avec ses membres clandestins actifs entre Anglet et l’Espagne avec la ligne Bidassoa passant par Saint-Jean-de-Luz, Ciboure, Urrugne, Oiarzun, Errenteria, et la ligne du Pays basque intérieur passant par Bassussary, Ustaritz, Larressore, Espelette, Souraïde, Urdax, Maya del Baztan.

En savoir plus : cometepaysbasque.blogspot.com