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À l’occasion des Journées du Patrimoine, la Ville d’Anglet a inauguré ce joli petit site patrimonial au croisement de l’allée Fontaine-Laborde et de la rue du Gl-Sauvagnac.

Le bassin du lavoir et ses pierres ont été rénovés, une passerelle, du mobilier urbain en bois, des plantations, des panneaux d’information et un accès piétonnier et cyclable agrémentent le site.

C’est ici une part de l’Histoire d’Anglet, le témoignage de la vie animée des lavandières d’autrefois. Une mare urbaine a pris vie et la biodiversité s’y est développée : libellules, gammares, iris des marais, arbousiers, crapauds accoucheurs.

UN LIEU D’AGRÉMENT

Avez-vous déjà remarqué ce petit site patrimonial au croisement de l’allée Fontaine-Laborde et de la rue du Général-Sauvagnac près de la Chambre d’Amour ? Envahi par les ronciers, le lavoir niché derrière de vieilles pierres n’était plus visible depuis quelques années. Devenue propriétaire en avril 2018, la Ville a décidé de réhabiliter ce lieu de mémoire, témoin du passé. Le cabinet d’architecture Reliance a été missionné par la collectivité pour mener cette opération dans un souci de valorisation patrimoniale et paysagère et de respect de la biodiversité. L’ensemble a été achevé en début d’année 2021. Le bassin du lavoir et ses pierres ont été rénovés, une passerelle, du mobilier urbain en bois, des plantations, des panneaux d’information et un accès piétonnier et cyclable en font un lieu d’agrément pour les visiteurs. 

DU LAVOIR À LA CRESSONIÈRE

L’existence de ce lavoir remonte à la fin du XIXe siècle. Une photographie de 1890 montre des blanchisseuses posant sous un abri de fortune en planches. Par la suite, l’endroit est couvert d’une charpente et d’un important toit de tuiles à deux pans. Supporté par des poteaux de bois reposant sur des plots de maçonnerie, il assure la protection des blanchisseuses. Vers 1968, le lavoir désaffecté perd charpente et toiture, les blanchisseuses ont disparu. Le 27 mai 1973, il passe dans le domaine privé suite à un échange de terrain entre la commune et un riverain, Michel Etchebéhère, qui le transforme en cressonnière. Le fond du bassin maçonné est cassé pour retrouver le sol sableux nécessaire à la culture du cresson. L’eau du lavoir alimente aussi d’autres cressonnières en aval. 

DES PIERRES REMPLACÉES À L’IDENTIQUE

En 1978, les rues attenantes sont aménagées. Le lavoir se retrouve au centre d’un petit carrefour, protégé par son mur d’enceinte. Il se blottit au fond de sa cachette de végétation et, l’été, se transforme en un luxuriant jardin. Faute d’entretien, l’équipement se dégrade avec le temps et se retrouve en piteux état. Il y a tout juste trois ans, soucieuse de préserver un élément de son patrimoine, la Ville d’Anglet rachète la parcelle de 171 m2 en vue d’entreprendre la réhabilitation du lavoir et la valorisation paysagère de son petit jardin. Son unique bassin mesure 6,50 mètres de long sur 5,20 mètres de large. Les murets entourant celui-ci portent 22 pierres à laver, dont certaines disparues ont été remplacées à l’identique. Il est alimenté par plusieurs filets d’eau, laquelle s’écoule hors du bassin pour se jeter dans le ruisseau Barbot autrefois appelé Pontricq. 

UN HABITAT PROPICE À LA BIODIVERSITÉ

Aujourd’hui, véritable petit crin revenu à la lumière, le lavoir de Fontaine-Laborde aborde une nouvelle vie en devenant également un habitat propice à la biodiversité. Crapauds accoucheurs, gammares, libellules, iris des marais, arbousiers y ont élu domicile. Le site s’apparente désormais à une mare urbaine qui abrite avec bonheur la faune et la flore typique d’une zone humide. Celle-ci est abondamment présentée sur des panneaux d’information qui racontent le passé du lieu et celui des autres fontaines d’Anglet. Ils recensent aussi la biodiversité