AccueilRetourLarochefoucauld : un nouveau visage à l'horizon
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Le quartier Larochefoucauld, situé à la limite de Biarritz, présente la particularité d'être coupe en deux par le boulevard du BAB, facteur de nuisances diverses et tout particulièrement d'insécurité pour la traversée piétonne. Cette situation va profondément évoluer grâce au projet d'aménagement du carrefour auquel le conseil municipal a donné son feu vert le 22 février 2017. Cette décision s'inscrit dans le cadre d'une réflexion plus globale sur la mutation du boulevard du BAB. Elle tient également compte des évolutions envisagées par la Ville de Biarritz sur le secteur limitrophe d'Aguiléra. Dans un souci de cohérence, Anglet a donc sollicité le cabinet Patriarche, déjà missionné par la ville voisine, pour mener à bien cette étude urbaine.  

Un boulevard urbain

Le projet élaboré par l’agence répond au souhait de la municipalité de transformer la voie rapide actuelle en un boulevard urbain sur lequel la circulation sera ralentie. Une succession de feux séquencés sont ainsi prévus, en amont, depuis le rond-point de Bahinos, et en aval, jusqu’au giratoire de l’Europe, qui marque l’entrée de Biarritz, afin de ramener les flux de véhicules à une allure régulière, réduite à 50 km/h. Au lieu d’être bloquées dans des files d’attente, les voitures seront invitées à rouler moins vite, mais de manière constante.

Un terre-plein central et une voie en site propre dédiée au bus encadreront les deux voies de circulation qui sont conservées dans le projet, afin de maintenir la fluidité du trafic dans une zone où sont pointées en moyenne 30 000 véhicules par jour.

Une zone 30 dans la traversée du carrefour

Mais c’est à hauteur du carrefour de Larochefoucauld lui-même que l’on trouvera les changements les plus marquants. La traversée de cette intersection n’aura plus grand-chose à voir avec sa physionomie actuelle. Un revêtement spécifique de la chaussée prolongera les espaces piétonniers voisins jusque sur le boulevard, donnant l’impression à l’automobiliste de traverser une place, où son compteur ne devra pas dépasser les 30 km/h. 

Envisagée un temps, lors d’études antérieures, il n’est plus question aujourd’hui d’une trémie. Cette solution, qui consiste à faire plonger les voitures dans un tunnel, libérant ainsi une place sans voiture en surface, n’a pas été retenue. Elle a été jugée trop bruyante, trop chère et, surtout, ne répondant pas à l’objectif de pacifier l’intense trafic généré par le boulevard. Qui plus est, elle s’avérait incompatible avec les projets envisagés en aval pour la desserte de la ZAC d’Aguilera.

Une esplanade animée

Afin de répondre à l’objectif de réunir les deux rives du quartier actuellement séparées par le boulevard, la copie rendue par le cabinet Patriarche prévoit en revanche la création de vastes espaces publics sous la forme d’une esplanade animée. De part et d’autre du boulevard, des immeubles R + 3 proposeront une offre de commerces, de services et de logements destinés à développer une vie de quartier.

Ce schéma d’aménagement a été présenté et soumis à concertation à la Maison des projets, installée sur la place de Gaulle, entre février et avril, où il a recueilli de nombreux commentaires auprès du public. Ceux-ci portaient principalement sur l’évolution des voiries annexes dans le quartier. L’ensemble des remarques seront prises en compte dans l’avant-projet qui sera rendu pour l’été par l’équipe d’architecture toulousaine Woodstock Paysage, à laquelle a été confiée la maîtrise d’œuvre au terme d’une consultation portant sur une vingtaine de propositions. Une réunion publique permettra à ce moment-là de prendre connaissance de l’avancée de la réflexion. Le coût de cette opération, incluant les interventions sur les voiries annexes du quartier, est évalué à 10 M€. Les travaux seront réalisés sur la période 2018-2020.