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Un projet d'extension du cimetière de Blancpignon sur 1,7 ha va être mené pour un coût de 2 millions d'euros, afin de garantir l'autonomie foncière de la collectivité pour les besoins funéraires des 30 prochaines années.

Une nécessité règlementaire

Si Anglet compte trois cimetières, à savoir Saint-Léon, Louillot et Blancpignon, seul ce dernier dispose encore d'espace aujourd'hui. Mais, au regard des chiffres de la mortalité, il arriverait à son tour à saturation dans un délai n'excédant pas cinq ans. La commune a en effet connu une augmentation importante du nombre de décès entre 2010 et 2018 (+ 18 %) et il est peu probable que cette tendance s'inverse, en raison du vieillissement progressif de la population. Si les personnes de plus de 60 ans représentaient un tiers des Angloys en 2015, on estime que leur part s'élèvera à 40 % d'ici 2030, laissant présager une augmentation proportionnelle des besoins funéraires.

La réglementation stipule de surcroît que le terrain dévolu à l'inhumation des morts doit représenter au moins cinq fois la surface nécessaire pour le nombre présumé d'enterrements d'une année. Autrement dit, il revient à la commune, pour être en conformité avec la législation, de s'assurer d'une disponibilité foncière pour au moins cinq exercices. Cette obligation, voulue par le législateur, vise à parer au risque de survenance d'une mortalité exceptionnelle.

Des contraintes hydrogéologiques

Face à cette situation, la Ville s'est d'abord orientée vers la recherche d'un site propice à la création d'un quatrième cimetière. Plusieurs terrains ont été identifiés en ce sens au sein des réserves foncières du territoire communal, à Sutar notamment, mais aussi aux abords de l'aéroport ou encore à proximité de Notre-Dame du Refuge. Aucune de ces options n'a toutefois pu aboutir. Elles se sont notamment heurtées aux contraintes hydrogéologiques qui prévalent en la matière, la trop grande proximité de la nappe phréatique ne permettant pas d'envisager l'implantation d'un équipement de ce type. C'est donc l'extension du cimetière actuel de Blancpignon qui est apparue comme la seule hypothèse réalisable à ce jour.

Elle consiste à gagner une superficie d'un hectare sur l'arrière du site, c'est-à-dire sa partie ouest, limitrophe de la forêt. Un hectare correspondant à la surface nécessaire pour une autonomie d'environ trente années. Afin de s'assurer de la viabilité du projet, la collectivité a confié à un cabinet spécialisé une expertise sur le périmètre concerné, destinée à analyser la nature du terrain, sa perméabilité, ainsi que le niveau de la nappe phréatique et son tracé.
Cette étude préalable a conclu que les conditions géologiques et hydrogéologiques, ainsi que les caractéristiques naturelles et topographiques du terrain, étaient favorables, en particulier sur le plan du captage des eaux. Élément essentiel de ce dossier, il est établi que la nappe phréatique se situe, dans cette zone, à une profondeur dépassant les 3 mètres par rapport à l'assise de la zone d'inhumation, ce qui constitue une condition incontournable au regard de la réglementation.

Une salle de cérémonie civile

Par ailleurs, ce choix répond à une autre obligation réglementaire, à savoir la distance minimale de 35 mètres requise par rapport au voisinage habité, ce que permet le périmètre retenu. Enfin, en privilégiant la solution d'un agrandissement de Blancpignon, la Ville pourra aussi bénéficier des installations annexes du cimetière (locaux techniques et administratifs, bureau d'accueil, parc de stationnement) qui existent déjà, alors qu'il aurait fallu les construire en cas d'implantation d'un nouvel équipement.
Il est à noter que le projet verra en revanche la création d'une salle de cérémonie civile, qui sera réalisée dans le cadre d'une extension du bâtiment actuellement dévolu au rôle de dépositoire