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Chanson. Concert de sortie de résidence aux Écuries de Baroja. Sur réservation, jauge limitée, dans le respect des consignes sanitaires en vigueur.

« On devrait toujours se fredonner une chanson d’amour »

D’amour, il en est profondément question dans le nouvel album de Stéphane Mondino, tant le thème s’écrit en fil rouge de Sous les abat-jours du soleil.
Avec ce titre, le chanteur appuie d’ailleurs l’interrupteur d’une lumière tamisée qui va éclairer une exploration aussi intime que protéiforme. Déclaration d’amour limpide, la chanson d’ouverture éponyme ouvre ainsi les voies d’un registre beaucoup plus large : la violence dans le couple, la paternité, les rencontres virtuelles, la trace du temps, une histoire d’amour dans l’Histoire de la déportation, la fausse couche aussi… Même Uma Thurman, petit ovni au milieu de tout ça, parvient finalement à se raccrocher au fil conducteur sous les contours fantasmés de l’image de l’actrice américaine.

Album proche du coeur, Sous les abat-jours du soleil marque aussi le souhait de Stéphane Mondino de "revenir à la chanson sans artifice". A l’inverse de ses albums précédents, c’est au piano plutôt qu’à la guitare qu’il a composé la majorité des morceaux. Il a fait appel à Romain Roussoulière pour trouver une énergie différente dans la réalisation. Le choix du guitariste de 29 ans, qui accompagne le chanteur sur scène depuis quelques années maintenant, s’est imposé naturellement. Couleur bleu électrique, les chansons flottent comme les méduses, symbole gracieux des tentacules de l’amour, qui se baladent sur la pochette de l’album. Prêt pour la piqure ?

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