AccueilRetourL'église Saint Léon
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L’église Saint Léon d’Anglet est construite en 1557 après le démantèlement de la chapelle Saint-Léon de Bayonne (bords de Nive), édifiée à fin du XIIe siècle sur le lieu du martyre du Saint. L’église est baptisée en toute logique « Saint-Léon ». Certaines sources indiquent que la petite voûte romane et les ouvertures gothiques du chœur proviennent de la chapelle primitive. Au cours des siècles suivants, l’église connaît des transformations et restaurations.

L’édifice présente un porche couvert en saillie (1639), un mur-clocher en fronton reconstruit en 1825 après la destruction du premier clocher par les troupes de Wellington (1813-1814). Il est percé d’un unique oculus contenant une horloge (1775). L’église se compose d’une nef unique agrémentée d’une double galerie en bois accueillant les hommes dans la tradition basque. La première galerie date de 1659, une deuxième est construite en 1775 pour loger plus de fidèles.

Le plan se termine à l’est par un demi-cercle où se trouve le maître-autel au-dessous d’une voûte de bois en demi-coupole datant de 1923.

On ne peut plus admirer les vitraux d’origine. La pièce la plus ancienne est un vitrail au plomb de la fin du XIXe siècle. Signé des ateliers Dagrant, il représente Saint Léon. En 1972, le maître-verrier Jean Lesquibe (1) est chargé de la décoration du chœur et produit un magnifique calvaire de facture moderne et géométrique. En 1994, la déflagration de l’explosion du commissariat de police détruit la verrière du transept gauche. La Ville d’Anglet commande alors au mosaïste et verrier, Charles Carrère(2) une nouvelle verrière. On peut admirer les techniques de taille et de construction (au plomb ou en dalle de verre) et les couleurs chatoyantes : natures mortes, astres scintillants, scènes sacrées ou profanes. Une grande peinture représentant Saint Léon est du peintre Georges Bergès (datée de 1960).

 Sous le porche, la mosaïque des Rois Mages, œuvre majeure de Jean Lesquibe, datée de 1935, est installée en 2010, à l’occasion du centième anniversaire de la naissance de cet artiste natif d’Anglet.

L’orgue de 1912, du facteur Gaston Maillle de Bordeaux, a subi diverses modifications. En 1971, le facteur Robert Chauvin de Dax a reconstruit l’instrument et transformé la traction pneumatique des claviers et des jeux en traction électro-mécanique. En 1981, Chauvin reconstruit le buffet principal avec une nouvelle console séparée.

 En 1996, le parvis de l’église avec sa fontaine (dont les carreaux proviennent de l’atelier Cazaux (3)) retrouve une vocation piétonne et met en valeur l’édifice.

(1)     Jean Lesquibe : maître verrier angloy (1910-1995). Elève du maître Gaudin, il ouvre son atelier en 1933 à Anglet. Ses œuvres sont présentes dans les églises de la région et divers continents.

(2)     Charles Carrère : (Anglet,1927,) il ouvre son atelier à Anglet après trente années d’apprentissage chez Lesquibe. Il a produitd nombreuses œuvres sacrées au Pays basque, en France et outremer.

(3)   Six générations de potiers de Biarritz qui ont marqué le XXe siècle.